Les discours sur l'état de l'Union sont une denrée précieuse pour chaque président. Dans son discours de mardi soir, Donald Trump fera face directement à plusieurs membres d'une Cour suprême des États-Unis qui vient d'invalider la base légale de son programme tarifaire « Jour de Libération », auquel il est intensément attaché. La grande question est donc de savoir si Trump est capable de réprimer sa colère face aux forces qui le contraignent en ce moment afin de formuler un argument cohérent pour maintenir son parti au pouvoir. « Les chances ne sont pas bonnes », écrit le chroniqueur politique Ed Kilgore. « Trump pourrait avoir du mal à faire en sorte que ses remarques sur l'état de l'Union séduisent les électeurs indépendants qui attribuent des notes dangereusement basses à sa performance lors de son second mandat ou les électeurs de Trump de 2024 qui se sont détournés de lui. De tout son être, il veut enthousiasmer sa base et dominer ses ennemis. Et si son discours lui laisse une marge de manœuvre pour chanter ses chansons préférées sur la dépravation des immigrants, la sénilité de Joe Biden, ou la traîtrise de la Cour suprême des États-Unis, il pourrait transformer cette occasion de discours en un autre « tissage » enragé. » Lisez l'intégralité de la colonne de Kilgore :